Non classé

Comment développer son estime de soi

sommet

L’estime de soi est une notion au coeur du développement personnel et professionnel d’une personne, car elle soutient à la fois le développement dans la verticalité (alignement et impact) et dans l’horizontalité (ouverture et agilité).

Lorsque la confiance est sainement nourrie (ni trop haute, ni trop basse), elle contribue à la verticalité de la personne pour qu’elle s’affirme avec authenticité et fasse valoir sa contribution propre, et contribue à son horizontalité en lui donnant le courage, la curiosité et l’envie de sortir de sa zone de confort, de s’ouvrir à d’autres points de vue, d’autres manières de faire avec ce qu’il faut de lâcher prise et d’humilité pour adresser la variété des évènements et des personnes de la manière la plus efficace et appropriée.

Certaines personnes ressentent une vraie fragilité à ce niveau, une véritable entrave, d’autres personnes se sentent naturellement confiantes, mais rares sont celles qui n’expriment pas le souhait d’acquérir une estime d’elle-même, plus haute et/ou plus stable.

Une part des questions et réponses trouvent leur place dans le champs thérapeutique, néanmoins, le coaching – en s’intéressant à la part la plus consciente et concrète de cette notion – peut véritablement aider à comprendre ses mécanismes et agir dessus.

Amour de soi, estime de soi, confiance en soi

Comment décririez-vous ces 3 dimensions, quels sont les mots qui vous viennent?  Sont-ils positifs, négatifs, neutres ?

  • arbre estime de soil’amour de soi: le regard que l’on porte sur l’héritage de l’enfance et des figures parentales
  • l’estime de soi: comment aujourd’hui j’ai tendance à m’apprécier, m’évaluer, mes forces, mes faiblesses, mon discours intérieur, ma réaction face aux réussites, face aux échecs
  • la confiance en soi: quelle est mon attitude face à l’action, face aux situations nouvelles, face au changement, face aux risques, aies-je une tendance à l’évitement ou à l’initiative et à l’action

On ne va pas chercher à agir et creuser les racines de l’arbre (l’amour de soi), mais il est intéressant d’accueillir ce qui s’exprime, ce que l’on garde en soi.

Le tronc de l’arbre (l’estime de soi) est la résultante de cette enfance, du contexte et/ou de la pression sociale, elle peut être réellement influencée par des mécanismes d’auto-régulation.

Les branches de l’arbre (la confiance en soi): la confrontation à l’action et donc à ses peurs est un puissant levier de développement de la confiance en soi qui va venir nourrir ou compenser les éventuelles fragilités de l’estime et de l’amour de soi.

Une fois les contours de cette estime de soi dessinée, explorons les mécanismes actuels, les automatismes et les leviers de changement autour de trois dimensions (cf. Christophe André):

  • le rapport à soi : mon auto-appréciation, mon discours intérieur, mes mécanismes de défense, de dévalorisation, l’auto-acceptation de l’ensemble de ce que l’on est avec ses forces et ses faiblesses, sans faux semblant mais en totale bienveillance.
  • le rapport aux autres : construire des relations horizontales avec autrui, ni supérieures, ni inférieures, d’égal à égal, dans le respect de soi, de ses besoins, de ses désirs, et dans le respect de l’autre et de ses différences
  • le rapport à l’action : confronter ses peurs pour en repousser les frontières, persévérer (dans la limite du raisonnable), mettre en place les protections et les permissions qui vont libérer et sécuriser l’action, accepter l’échec, ne pas devoir réussir à tout prix.
Expert de référence sur ces questions: Vidéo – Christophe André
Pour apprendre et sourire : Vidéo – « Et tout le monde s’en fout » – L’estime de soi

Les besoins d’un individu (ou d’une équipe) pour développer son plein potentiel

w shutz
Selon Will Schulz, dans sa théorie de l’élément humain, l’homme a besoin d’être nourri dans trois dimensions pour être en pleine confiance et développer sa potentialité :

  1. se sentir important (pour le groupe, dans son rôle, dans l’entreprise, etc). Si je sens que je suis pleinement inclus et important, alors je vais être spontané et vivant, je vais pouvoir contribuer pleinement. Si à l’inverse, je me sens exclu, pas important pour mon interlocuteur ou pour le groupe, je vais avoir peur d’être ignoré et je vais soit me mettre en retrait, soit au contraire avoir tendance à être envahissant, dans un cas comme dans l’autre, je ne serai pas capable de donner ma pleine contribution.
  2. se sentir compétent. Si j’estime avoir les compétences, les moyens, les conditions pour maitriser ma fonction, mon rôle, alors je vais prendre des initiatives et je vais faire preuve d’autonomie. J’ai le sentiment de contrôler la situation. Si à l’inverse, je ne me sens pas compétent (pour des raisons intrinsèques ou extrinsèques à ma personne), j’aurai peur d’être humilié et je vais avoir tendance à l’hyper-contrôle ou l’infra-contrôle pour compenser. Je n’exprimerai pas mon plein potentiel.
  3. se sentir aimable. Les deux précédents besoins sont ceux qui doivent être prioritairement nourris pour libérer ma confiance, mais les contextes dans lesquels je donne le meilleur de moi sont les contextes où je me sens également aimable (sympathique) tel que je suis, je n’ai pas besoin de porter un masque, je n’ai pas besoin de cacher mes peurs ou mes faiblesses. Je vais libérer alors toute ma créativité et ma singularité. A défaut, j’aurai le sentiment de devoir porter un masque par peur d’être rejeté, je pourrai avoir tendance à me fermer ou à jouer une ouverture, une proximité feinte. Mes ressources singulières et créatives ne seront pas exprimées dans ce contexte.

Face à ces 3 besoins, chacun peut faire le point sur là où il en est intrinsèquement, et contextuellement dans un poste ou une entreprise donné. On peut ainsi identifier, rechercher, demander ou mettre en place les actions, les comportements, les processus qui les nourrissent :

  1. Pour le besoin d’importance, des actions et processus d’inclusion : faire partie d’un groupe, d’une réunion, on me dit bonjour, on partage de l’information avec moi, on m’accorde de la disponibilité et de l’écoute, etc…
  2. Pour le besoin de compétence, des actions et processus de contrôle : de la clarté des objectifs et de la job description jusqu’au processus de feed-back, de management, d’évaluation de la performance, en passant par les moyens et le développement des compétences.
  3. Pour le besoin d’amabilité, des actions et processus d’ouverture : tout ce qui montre à la fois de l’ouverture et de l’écoute, ce qui me prouve que je peux me montrer tel que je suis, qu’on s’intéresse à ma personne au-delà de mon titre ou de ma fonction, ma vie et mes contraintes privées ne sont pas niées. Enfin, j’ai le droit à l’erreur, j’ai le droit de me montrer vulnérable.

 

Ainsi, partant d’une vision globale et introspective de la notion d’estime de soi, on arrive petit à petit  vers des prises de conscience, des actions et des leviers très concrets pour développer sa confiance.

Pour pour d’information : gaelle@vansteene-consulting.fr

1 réflexion au sujet de “Comment développer son estime de soi”

Les commentaires sont fermés.